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Blog de Marie Pontoizeau, professeur documentaliste: actualité et réflexion sur l'éducation et l'enseignement en général, et de l'info-documentation en particulier

29 février 2008

Détourner "Mein kampf" en images

Voici le travail de Linda Ellia...à voir...ça m'a laissée sans voix...
http://www.notrecombat.net/pages/fr/menu.htm

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Enseignant: de la difficulté du métier, par Philippe Meirieu

Philippe Meirieu s'est exprimé sur France Info le 2 février, où il était interrogé sur les évolutions du métier d'enseignant, un des objet (supposés, le rapport n'étant pas encore paru à cette date) du rapport de la commission Pochard. Il dénonce d'abord les "fuites", avant la publication du rapport, qui font naître nombre de polémiques, dans un climat déjà très tendu dans le milieu enseignant. Ensuite, P. Meirieu évoque la nécessité d'évolution des rôles de l'enseignant, où l'éducatif à toute sa place, avec notamment d'avantage de rencontre avec les familles. Mais tout cela ne doit pas s'envisager dans une perspective de concurrence des établissements, ce qui se passe actuellement. Il est devenu plus difficile aujourd'hui d'enseigner tant les élèves sont "excités", par le bombardement médiatique, l'addiction à Internet.... etc. Cela doit être pris en compte pour comprendre le désarroi des enseignants, qui ont plus que jamais besoin de reconnaissance.

Posté par Maripon à 13:13 - Système éducatif - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les positions de la FADBEN sur les usages d'Internet à l'école

La FADBEN donne des réponse, sur son site, suite au forum "Ecole et Internet, vers quels usages?". Elle exprime le rôle déterminant que doit jouer le professeur documentaliste dans la maîtrise de cet outil chez les élèves.

Posté par Maripon à 12:49 - Enseignement info-documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Les ENT et le professeur documentaliste

Réflexion personnelle d'entraînement au CAPES et carte heuristique sur le thème des ENT:

Enjeux__des_ENT_pour_le_professeur_documentaliste

Ere du tout numérique oblige, les TIC initient ou influencent le monde du travail, le loisir, l’économie… Pour gagner du temps et/ou de l’argent, pour venir à bout de la distance et pouvoir correspondre, la communication doit s’accélérer. Les espaces numériques de travail poussent le virtuel jusqu’à la personnalisation, l’individualisation, chacun pouvant disposer de son bureau numérique, d’une liste de favoris ou d’un agenda électronique. Dans le système éducatif, ces espaces sont construits en fonction du membre de la communauté éducative et pour nos élèves ils sont élaborés suivant des modèles, des normes, pour une sécurité optimale et une simplification des relations élèves/professeurs/vie scolaire. Le professeur documentaliste a vu ses pratiques professionnelles évoluer avec les TICE, les ENT amènent eux aussi une réflexion sur la profession. Dans son rôle de médiateur documentaire, le professeur documentaliste est amené à s’interroger sur les ENT : garantissent-ils vraiment une maîtrise de l’information ? Cette question en appelle trois autres : comment le professeur documentaliste peut-il intégrer les ENT à la politique documentaire de l’établissement ? Quel est le lien entre les ENT et la formation des élèves à une appréhension raisonnée et citoyenne de l’information ? Comment les ENT interviennent-ils dans le rôle d’ouverture du professeur documentaliste ?

De quelle façon penser la politique documentaire d’établissement avec les ENT ?

La politique documentaire d’établissement, sous l’impulsion du professeur documentaliste, est un travail d’équipe. Expert en gestion d’information, il travaille en avec les autres membres du comité de pilotage de cette politique. Néanmoins, je pense qu’il est nécessaire d’expliquer dès ce moment que l’ENT ne remplace pas une véritable formation à la maîtrise de l’information, comme je l’expliquerai par la suite. En effet, l’ENT n’est pas en lui-même une pédagogie mais un outil de travail. Je le comparerais volontiers à un manuel scolaire, où la didactisation est extrême.

J’entrevois, dans la partie documentation d’un ENT, simplement un meilleur signalement des ressources documentaires, un meilleur accès à celles-ci et un travail de veille documentaire facilitée. Concernant le signalement des ressources, il me paraît judicieux d’utiliser les ENT pour diffuser des messages sur les nouveaux documents du CDI et sur les activités qui s’y déroulent, comme le club lecture par exemple. Pour l’accès aux ressources documentaires, le logiciel de recherche sur la base du CDI à toute sa place dans l’ENT. En effet, de nombreux documents du CDI ne sont pas suffisamment utilisés, tout simplement parce les recherches de documents se font plus automatiquement sur Internet, alors que la présence nettement visible du logiciel documentaire inciterait peut être d’avantage les membres de la communauté éducative à s’intéresser au fonds documentaire et à faire des suggestions d’achats. Quant à l’accès des ressources en ligne, je crois qu’il doit être élaboré de façon équilibré, en évitant le monopole de certains moteurs de recherche comme Google, mais au contraire en proposant plusieurs types de moteurs et d’annuaires. Pour les élèves, une formation sera évidemment nécessaire, comme je l’expliquerai ensuite. Enfin, les ENT favorisent à mon avis une veille documentaire assez efficace, qu’elle se fasse avec les ENT académiques - où figurent à la fois flux RSS, signets, mais aussi l’information arrivant par l’institution elle-même (comme l’actualité info-documentaire de l’académie par exemple) – des sites comme Netvibes qui fonctionnent avec les flux RSS ou Del.icio.us, qui permet de mutualiser des hyperliens grâce à des mots-clés (tags) qu’on leur attribue.

Concernant les ENT dans la politique documentaire, je les envisage donc d’avantage comme outil d’échange de connaissances entre enseignants, la majeure partie des ENT ne concernant pas, d’après-moi un outil pédagogique pour appréhender l’information.

Justement, je crois que la formation des élèves à une approche raisonnée de l’information se joue principalement ailleurs.

En effet, il me semble que le fait de passer exclusivement par les ENT pour la recherche d’information n’apprend pas à l’élève à trouver une information pertinente sur Internet : par exemple, disposer dans les ENT des hyperliens vers les moteurs de recherches ne garantit en aucun cas apprendre à s’en servir, c’est seulement un meilleur accès vers ceux-ci.

Par contre, il m’apparait tout à fait judicieux d’apprendre aux élèves comment créer et gérer leurs signets, au fur et à mesure de leur recherches sur Internet. Par exemple, lors d’une recherche documentaire sur l’Egypte en sixième, un élève peut fort bien trouver des informations pertinentes sur un site qui développe d’autres thèmes d’histoire utilisables dans les classes ultérieures ; le fait de créer un signet pour ce site permettra à cet élève d’aller le visiter par la suite et peut être de gagner du temps.

 Mais en ce qui concerne les recherche sur un thème nouveau, il me semble essentiel qu’une véritable formation soit dispensée aux élèves concernant la maîtrise de l’information, pour utiliser le logiciel documentaire mais surtout sur Internet, où l’accès à l’information est rarement didactisé. Cette formation comprend la comparaison des moteurs de recherche, les fonctionnalités de recherche avancée de quelques uns d’entre eux, l’analyse du classement des résultats et celle des documents trouvés (l’auteur est-il mentionné ? qui est-il ? l’information est-elle compréhensibles…etc.) et leur comparaison.

En clair, Les ENT peuvent constituer un accès facilité aux moteurs de recherche et une possibilité de retrouver plus facilement un site déjà exploré, mais l’analyse critique de l’information peut être initiée par le professeur documentaliste, seul ou lors de séances pédagogiques en éducation civique ou ECJS. La pédagogie de projet et l’apprentissage par le document, secondée par les ENT me semble un juste milieu, un compromis acceptable ici.

Les ENT entrent par contre directement en compte dans le rôle d’ouverture du professeur documentaliste.

A propos d’ouverture culturelle, je pense particulièrement à créer sur les ENT des liens vers les instances culturelles locales (bibliothèques municipales, médiathèque, cinémas…). Ces liens, sans remplacer les partenariats culturels extérieurs du professeur documentaliste, peuvent susciter la curiosité et pousser les élèves à se rendre dans ces lieux qu’ils n’ont peut être pas l’habitude de fréquenter. Concernant la lecture, il me paraît opportun d’inscrire les notes de lectures des élèves, du professeur documentaliste et des collègues de discipline, sous forme de « coup de cœur lecture » par exemple. Donner l’envie de lire est aussi une des missions du professeur documentaliste.

Concernant l’ouverture professionnelle, je perçois les ENT comme créant d’avantage de liens entre les personnels et les organises d’orientation, et là je pense particulièrement aux conseillers d’orientation psychologues (COP) que le professeur documentaliste a peu l’occasion de rencontrer, surtout dans des petits établissements où les COP n’est présent qu’une demi journée par semaine.

Enfin, à propos du lien avec les familles, les ENT peuvent intervenir pour une meilleure communication entre le professeur documentaliste, le CDI, les élèves et leurs parents. Comme nos collègues professeurs de discipline, nous sommes souvent désireux de faire part aux parents d’élèves de la progression de leurs enfants, qu’elle soit notée ou non.

Les ENT facilitent donc le rôle d’ouverture du professeur documentaliste, pour faciliter l’accès à la culture, la lecture, à l’orientation scolaire et professionnelle et créer un lien renforcé avec les familles.

Pour conclure, je crois que les ENT ne permettent pas, à eux seuls, une approche raisonnée de l’information. Ils doivent intervenir, à mon sens, en complément d’une formation info-documentaire solide, pour mieux communiquer entre membre de la communauté éducative et faciliter l’ouverture culturelle et professionnelle. La politique documentaire d’établissement, impulsée par le professeur documentaliste, prendra donc en compte la perspective de gain de temps via les ENT, mais que ceux si sont un outil parmi d’autres. Le professeur documentaliste, qui vise une formation à un esprit critique des élèves face à l’information, a aussi un atout professionnel à jouer, un pari de la pédagogie de projet contre une approche exclusivement techniciste des TICE.

Posté par Maripon à 19:35 - CAPES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Apprentissage documentaire et blogs

Voici une réflexion personnelle que j'avais proposée pour l'entraînement à l'écrit du CAPES interne, sur les blogs et l'école.

Autobiographique, politique, sociologie… les blogs s’emploient dans tous les domaines pour écrire, échanger, appartenir à un groupe ou renouer avec la société. Avec les très jeunes blogueurs que sot nos élèves, l’école a du très vite s’adapter pour s’emparer d’une potentialité pédagogique, tout en visant une sécurité optimale pour les adolescents. Le professeur documentaliste, par sa double injonction, peut choisir d’utiliser les blogs en permettant aux élèves de les étudier et/ou de les transformer en outil créatif. Quels apprentissages info-documentaires le professeur documentaliste peut-il envisager avec les blogs pour construire des savoirs, sans se focaliser sur les dérives potentielles ? C’est-à-dire : comment aider à comprendre ce qu’est un blog ? Comment apprendre à rechercher des blogs pertinents ? Quelles créations documentaires proposer avec les blogs ?

Avant d’apprendre à construire des savoirs avec les blogs, il me semble que les élèves ont à en comprennent les finalités, à les décortiquer pour démystifier cet outil souvent présenté comme dangereux et interdit.

Certes, il nous faut être vigilants car l’utilisation de blogs de « copains », d’avantage récréatifs et porteurs d’incivilités, n’ont pas vraiment leur place à l’école. Cependant, je pense qu’on sous-estime les savoirs et les compétences que les élèves ont acquis en créant et en alimentant leur blog. Non qu’il s’agisse là d’un exploit technique – l’outil est abordable sur ce point, et en particulier pour cette jeune génération – mais plutôt des savoir-faire de communication, de socialisation et parfois d’auto-analyse.

Tout ceci est donc à prendre en considération avant d’aborder les blogs avec eux. Les élèves ne construisent pas des savoirs documentaires que grâce à leur professeur documentaliste mais aussi entre eux. Les initiés des blogs possèdent par exemple des notions de vocabulaire spécifique dont les « novices » ont besoin. Le professeur documentaliste pourra donc construire une séance pédagogique en envisageant des travaux par groupe.

Ensuite, il est nécessaire de travailler avec les élèves sur la structure d’un blog, en utilisant les acquis. En effet, le fonctionnement du blog personnel et des blogs à visée documentaire fonctionnent de façon analogue bien que leurs contenus soient différents. L’important est de savoir reconnaître, dans le blog, le public visé, vérifier si le contenu et le niveau de langue sont accessibles au jeune public, repérer si possible l’auteur du blog (et ceux des billets postés) et détecter la possibilité de contacter l’hébergeur du blog en cas de dérives constatées.

Comprendre ce qu’est un blog et comprendre comment y trouver une information, c’est donc prendre en compte des acquis pour les retravailler, en privilégiant les travaux de groupe.

Mais qui dit pré-acquis dit aussi parfois aprioris et idées reçues. Si de plus en plus d’élèves savent qu’avec un blog personnel on peut communiquer en réseau avec des groupes d’amis, peu savent en revanche que des informations liées à leurs apprentissages disciplinaires existent sur des blogs et peuvent être utilisés lors d’une recherche documentaire. Encore faut-il savoir comment trouver ces blogs.

On peut demander aux élèves de se servir de moteurs de recherche classiques avec des fonctions spécifiques à la recherche de blogs (comme blogsearch de Google) ou des moteurs spécialisés, à condition toutefois d’avoir expliqué, au cours d’une séquence, le fonctionnement d’un moteur de recherche.

Pour introduire un minimum de sécurité, je crois qu’il est bon d’introduire des références de blogs dans la base documentaire, ce serait là une didactique intéressante. Mais - gardons à l’esprit - les élèves utiliseront très souvent internet sans passer par le « filtre » du logiciel documentaire, il est donc nécessaire qu’ils connaissent ces deux méthodes pour rechercher des blogs. Dans tous les cas, des savoirs-faires documentaires seront abordés : comment reconnaître un blog ? Comment chercher un blog avec le logiciel documentaire ? Avec internet ?

Ces apprentissages peuvent ensuite faire l’objet d’un paragraphe dans une charte d’utilisation d’Internet au CDI, dans la politique documentaire : il ne s’agit pas d’interdire tout les blogs, mais de privilégier voire donner l’exclusivité aux blogs à visée documentaire.

Le professeur documentaliste  peut donc favoriser un travail de recherche de blogs tout en préparant les élèves à la surinformation qui y est liée, en ayant toujours à l’esprit un juste milieu entre apprentissage par l’erreur et sécurité optimale. 

Le blog est aussi à mon sens un excellent outil créatif et il me semble opportun d’envisager grâce à lui des productions documentaires d’élèves.

Elles pourraient être de nature documentaire ou fictionnelles : pourquoi ne pas envisager de faire un journal de bord de voyage scolaire, d’écrire des critiques littéraires ? On peut penser également à des poèmes ou des articles avec des photos pendant la semaine de la presse par exemple.

Les élèves peuvent alimenter un blog existant ou en créer un avec leur professeur documentaliste. La possibilité d’écrire régulièrement un billet est une motivation pour les élèves, qui trouvent là une certaine continuité dans leur travail. Voir qu’un professeur leur répond, voire les évalue via le blog peut être aussi gratifiant pour eux. Dans le cas d’une création en ligne d’un blog, une maquette faite avec le professeur documentaliste permettrait de réaliser un projet entièrement, et il me semble que la créativité soit encore plus stimulée dans ce cas. 

Pour conclure, le blog peut donner lieu à de nombreux apprentissages documentaires, qui vont de la recherche elle-même à la création documentaire, en passant par un travail de décryptage d’informations. Le professeur documentaliste est ainsi un médiateur possible entre les blogs - parfois inaccessibles et inadaptés – et le jeune public. En faisant prendre conscience aux élèves des possibilités créatives et éducatives du blog, ils seraient peut être ainsi moins tentés par des dérives possibles.

Posté par Maripon à 19:28 - Enseignement info-documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le livret de compétences: culture de l'évaluation?

J'ai écouté avec attention, sur le site de l'ESEN, une intervention de Florence Robine, IGEN, qui intervenait en novembre 2007 sur le livret de compétences. Bien que quelques point me semblent encore flous, voici ce que j'ai compris de ce qu'elle disait et mes réactions (en italique).

1) Le livret de compétences intervient dans un contexte particulier.

  •     Le système éducatif subit des pressions de la communauté internationale, qui souhaiterait adapter l'éducation aux enjeux de la société contemporaine (est-ce le mot mondialisation qui est sous-entendues ici? le développement durable?),  de la nation française avec quantité d'évaluations d'établissement, et d'indicateurs nationaux (indicateurs LOLF, contrats d'objectifs...) et internationaux (PISA, PIRLS).
  • Un "vacarme" se fait autour des évaluations du système éducatif, à côté d'un "silence" autour de l'évaluation des acquis des élèves. Pourquoi? Parce que professeurs et familles sont peu demandeurs d'un nouvel outil d'évaluation, les familles se contentant du bulletin de note traditionnel (ça je n'en suis pas du tout sûre). Nous disposons de peu de connaissances sur les acquis des élèves malgré le DNB, le baccalauréat et l'omniprésence des notes dont on ne saisit pas toujours le sens.
  • Malgré des efforts sur l'attention portée aux processus d'apprentissages et aux difficultés scolaires et sociales des élèves, les enseignants peinent toujours à soutenir leurs élèves et leur proposer des solutions.(j'adore les gens qui généralisent à la façon de www.profsnuls.fr !!! ... m'énerve ça...! emoticon_unhappy ) . De même, les usagers (quelle horreur ce mots, ça fait vraiment "consommateurs" !) actuels du système sont souvent peu capables de saisir le sens caché, implicite des apprentissages. Les enseignants le font sans vraiment le formaliser, l'expliciter.

2) Quels sont les obstacles à lever, les biais à éviter, pour pouvoir mettre en place ce livret de compétences?

  •     Le premier obstacle réside dans l'hétérogénéité des situations entre les niveaux scolaires (le primaire transmet déjà au famille des résultats sous forme de compétences) et entre les disciplines, qui ont un rapport au savoir, une pratique de l'évaluation et une appréhension de la notion de compétence très diverses. Pour établir des grilles de références, dans un livret de compétences, il va nécessairement falloir travailler sur la mise en cohérence de l'ensemble.
  • Bien comprendre les objectifs du socle commun et ceux du livret

        - Il devient important d'adopter une culture commune du socle, qui doit munir les jeunes de l'essentiel pour apprendre tout au long de la vie.
        -  Le socle ne se substitue pas aux programmes d'enseignement, mais un outil de leur relecture et une organisation  différente des apprentissages.
        - Une tendance actuelle, consiste à ne construire de formation que pour ce qui est évaluable. Au contraire, l'objectif du livret  n'est pas la "course à la croix" mais la formation d'une pensée globale et autonome de l'élève.
        - Le livret devra idéalement pouvoir informer les familles en plus d'être un support de discussion entre professeurs et élèves. Il évaluerait aussi le système éducatif, en rendant compte de ce que savent les élèves à la fin de la scolarité obligatoire.
L'INSPECTION GÉNÉRALE, DANS SON RAPPORT, A EXPRIME L'IMPOSSIBILITÉ DE CE LIVRET A REMPLIR TOUTES CES FONCTIONS.
       - Dans les pays qui ont expérimenté l'approche par compétences, les tensions à l'issue des paliers d'orientation s'accentuaient.

3) Les leviers: repenser la définition du métier d'enseigner, les postures des inspecteurs et des chefs d'établissements

  • Développer une réflexion des enseignants, déjà indiquée dans les formations initiales à l'IUFM

        - Mieux faire coïncider les apprentissages avec l'évaluation des compétences
        - Opérationaliser les choix de l'enseignant: il doit identifier ces choix et leurs conséquences (bah oui, pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt, c'est vrai qu'on le fait pas assez !!! C'est vrai, nous sommes de insouciants qui aimons bourrer le crâne des jeunes et leur demander de se débrouiller avec ça après...!emoticon_unhappypour qui on nous prend franchement???)
         -
Développer ne réflexion sur le temps nécessaire aux apprentissages, à la découverte d'une compétence et aux travail à fournir pour l'acquérir. (C'est pareil, on n'y a jamais pensé à ça non plus... ! Des tas de profs disent que les programmes sont hyper chargés et qu'ils n'arrivent pas à prendre le temps, justement ! On ne demande que cela, DU TEMPS !!!)

  • Travailler au sein de la communauté éducative: qui va évaluer? Doit-on nécessairement évaluer pour exister? (On parle depuis le début d'évaluation, alors que fait ici cette question, très pertinente cependant??? C'est peut-être en introduction qu'il aurait fallu la poser !). On peut tout à fait travailler une compétence dans une discipline et l'évaluer dans une autre, mais les critère ne sont pas forcément les mêmes...
  • Communiquer avec les familles grâce à ce livret. Quel rapport alors avec le bulletin de notes? Faut-il le supprimer, comme cela a déjà été expérimenté dans des établissements?
  • Posture de l'inspection: les évaluations du système et des professeurs sont liées.

Selon le ministre, les inspecteurs ne doivent plus porter leur attention aux méthodes pédagogiques des enseignants mais uniquement les résultats.(Rappelons que les enseignants n'ont pas obligation de résultats mais de moyens !) Les posture de l'inspections sont formulées en questions (difficile d'appeler cela une posture...): quelle évaluation des enseignants? Comment l'évaluation des enseignants peut-elle contribuer à leur développement personnel et professionnel? Comment cette évaluation pourrait-elle améliorer l'enseignement, le système éducatif et sa régulation?

4) Les slogans

  • Que doit-on mettre au centre du système éducatif? les élèves? les savoirs? les connaissances? les compétences? les enseignants?. Des biais intrinsèques sont possibles, "vous savez de quoi je veux parler", pour reprendre l'expression de Mme Robine. Alors là, il faudrait être plus explicite, car moi je ne vois pas... mais peut être que son auditoire oui??? Si on pense aux savoirs disciplinaires au service d'un objectif global d'autonomie de l'élève pour le préparer à vivre dans un monde futur incertain, l'expression "élève au centre" n'a plus de sens.
  • La liberté pédagogique et le livret de compétences. Selon Mme Robine, toutes les méthodes pédagogiques ne se valent pas. Certaines, comme l'interdisciplinarité et l'élève actif, sont plus performantes que d'autres. "On ne peut pas, au nom de la liberté pédagogique, faire barrage à cette volonté de faire progresser le système éducatif. (Ouh la... et que deviendrait la liberté pédagogique justement? suprimée?? ). L'objectif du professeur est de donner les clés pour penser, les compétences essentielles doivent être explicitées et travaillées pour elles-mêmes.
  • Pédagogie de la réussite.

        Dans les réseaux d'éducation prioritaire, on a tendance à vouloir la réussite de tous les élèves mais en dénaturant les objectifs essentiels et l'évaluation par compétences, avec pour conséquence l'appauvrissement des contenus, le superficiel et le risque d'identification de compétences à cocher. Il faut au contraire avoir des ambitions élevées pour la formation des élèves.

Posté par Maripon à 19:10 - Système éducatif - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La télé et son utilisation pédagogique: quels droits?

Sur le site de CNDP on trouve un petit récapitulatif très pratique sous forme de questions/réponses  autour  des droits d'utilisation des émissions de télévision  dans un but pédagogique, avec toujours comme référence le BO du 1er février 2007.

Posté par Maripon à 15:33 - Enseignement info-documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des guides pour surfer sur le web

Grâce à la liste cdidoc, j'ai trouvé deux sites intéressants pour se familiariser avec le web.
- Le premier est un site gouvernemental, avec notamment un glossaire assez complet, destiné aux adultes mais je crois que pour des lycéens cela peut parfaitement convenir:
http://www.ddm.gouv.fr/surfezintelligent/
- Le deuxième est un site européen en flash pour les enfants ou les collégiens. Sous forme de jeux, il s'agit de visiter des villes qui représentent en fait le web, avec ses avantages et ses pièges. C'est très bine fait, quoique un peu "bébé" à mon goût, inutile de le proposer à des ados de plus de 15 ans !
http://www.wildwebwoods.eu/

Posté par Maripon à 15:29 - Actualités de l'infodoc - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2008

Proposition de référentiel en BEP

Formdoc mets aujourd'hui en ligne une carte heuristique pouvant aider à cerner le corpus info-documentaire à enseigner en BEP, en articulant les compétences professionnelles et les compétences documentaires.

Posté par Maripon à 12:26 - Enseignement info-documentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La BD au secours des sans papiers

Sur le site de Rue89, un article intéressant est paru, sur le rôle que peu porter la littérature, et plus spécialement la BD, dans l'éducation à la citoyenneté. Ici il est plus spécialement question de la BD "Paroles de sans papiers" et de la mobilisation autour de l'un d'entre eux: le jeune Lucas. Peut être une bonne idée d'acquisition pour le CDI... On peut voir un extrait de cette BD sur bedetheque.

Posté par Maripon à 12:07 - Education à - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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